Gummo

Quand le soleil s'efface Gummo sort son mouchoir

Va pleurer sur les traces de celle qui l'autre soir

Occupait toute la place dans son coeur de poissard

 

Il faut serrer les poings et souffler sur ces miasmes

Le monde est là au coin saturé de fantasmes

Tu peux avoir pour rien n'importe quels cataplasmes

 

Il y en a qui laisseraient tous leurs rêves au vestaire

D'autres qui ont peur dès qu'on éteint la lumière

Pas Gummo!

 

T'es comme en quarantaine lorsque ta vie dérive

Et que coule en tes veines la chanson maladive

De l'ennui cyanogène qui doucement te lessive

 

Gummo!